Le procureur du Parquet national antiterroriste a émis ce mercredi 30 juillet 2025 un réquisitoire tendant au prononcé d’un non-lieu dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de Médecins sans frontières, le 21 décembre 1989 à Aweil, au Soudan.

Ce réquisitoire est choquant et scandaleux. Les arguments sont partiaux et incohérents, d’autres ne sont pas mentionnés et l’interprétation lacunaire qui est faite ne peut être retenue par le juge d’instruction. Les conclusions du réquisitoire prétendant qu’il n’existe pas de charges suffisantes contre quiconque sont inexactes et occultent une partie du dossier.

Ce réquisitoire, en reprenant succinctement quelques notions, montre que les dépositions des témoins oculaires de l’attentat convergent vers une responsabilité des troupes régulières soudanaises.

Il montre également que nous, la famille de Jean-Paul Bescond, l’avons su dès les premières semaines après l’attentat.

Cependant, les pièces du dossier étayant un tir des troupes de Khartoum ne sont pas évoquées dans ce réquisitoire, de même que sont absentes les pièces attestant que nous, la famille de Jean-Paul Bescond, avons été dissuadés de saisir la justice lors de l’audience qui nous a été accordée à l’Elysée le 17 juillet 1990.

Ce réquisitoire, insuffisant du fait des incohérences mises en évidence par l’instruction, montre ainsi que l’attentat a été réinterprété en France.

Par conséquent, l’origine de ces incohérences doit être identifiée et les auteurs de cette réinterprétation jugés par une juridiction indépendante.

Le procureur reconnait qu’il s’agit bien d’un attentat. Il évoque les diligences et auditions des parties civiles notamment le courrier du Fonds de garantie contre les actes terroristes que nous, la famille de Jean-Paul Bescond avons fourni lors du dépôt de plainte. Ce courrier, qui a vocation de décharger le Fonds, ne soustrait quiconque de ses responsabilités pénales, que ce soit l’auteur du tir ayant abattu l’avion, les commanditaires de l’acte ou toute personne visant à les préserver d’une décision de justice. Notre recours au Fonds de garantie n’exonère pas les coupables de leurs responsabilités qui devront être jugés par une juridiction de jugement.

Le procureur évoque ensuite les courriers échangés entre mes parents et le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Roland Dumas, que nous avions également fournis lors du dépôt de plainte. Dans ces courriers, le procureur retient quelques mots du ministre. Des « diligences » auraient été « effectuées par le gouvernement » dit le ministre en 1990. La citation tirée du courrier de Roland Dumas et reprise par le procureur en 2025 suggère une action de l’Etat français en 1990. Les propos du ministre se sont avérés être un argument dilatoire et force est de constater que les courriers de mes parents à Roland Dumas n’ont pas permis la saisine de la justice en 1990. Il m’aura fallu vingt ans de réflexion à penser les incohérences de cette affaire pour qu’en 2009 ma famille saisisse la justice et qu’une information judiciaire soit ouverte le 26 octobre 2010, contre X, du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il est important de rappeler qu’une plainte contre X vise les auteurs du crime, les commanditaires et toute personne se rendant coupable d’entraver la justice. L’effet de diversion des correspondances de Roland Dumas devra être évalué dans le cadre d’un débat contradictoire publique mené par une juridiction indépendante.

Il est nécessaire de rappeler que l’Association française des victimes du terrorisme, qui représente un grand nombre de victimes, est partie civile dans cette affaire et que la famille de Jean-Paul Bescond et l’AfVT ont été reçus par le juge 6 mars 2015.

J’étais présent à cette convocation à partie civile que j’avais moi-même sollicitée. La restitution du dossier de l’instruction qui nous a été faite à cette date constitue l’essentiel du réquisitoire du procureur.

La déposition de Françoise Bouchet-Saulnier, directrice juridique de MSF nous avait été rapportée ce 6 mars 2015. Madame Bouchet-Soulnier indiquait qu’il ne pouvait s’agir que d’un acte commis par l’armée du Nord Soudan et pouvoir en place à Khartoum. Il lui semblait impossible qu’un membre du SPLA ait pu tirer un missile dans une zone sous contrôle de l’armée en place à Khartoum.

La déposition de Christopher Carr, administrateur des missions soudanaises de MSF à Khartoum nous avait été rapportée ce 6 mars 2015. Il rappelait que la ville d’Aweil était sécurisée par les militaires de Khartoum et qu’il était peu probable que les rebelles pussent y pénétrer. Christopher Carr précisait qu’à proximité du lieu supposé de tir du missile se trouvait le bureau de la Sécurité d’Aweil.

La déposition de Catherine Chazallon nous avait été rapportée ce 6 mars 2015. Elle indiquait que l’équipe de MSF était au bord de la piste lors du décollage de l’avion et avait entendu la mise à feu du missile, ce qui signifie qu’il a été tiré de la proximité de la piste.

La déposition d’Éric Jaroszewicz nous avait été rapporté également. Il indiquait qu’après le décollage de l’avion, au moment où, avec le reste de l’équipe, ils retournaient au véhicule, ils avaient entendu une forte détonation puis vu le missile se diriger droit vers l’avion. Ce témoignage montre, encore une fois, que le missile a été tiré non loin des témoins. Éric Jaroszewicz indiquait que l’armée régulière était chargée de la sécurité à Aweil et que le tir ne pouvait venir que du village ou de ses abords immédiats, les militaires étant en charge de cette zone.

Toutes ces notions, que nous connaissions depuis nos échanges téléphoniques et courriers avec les témoins, avec monsieur Gréard d’ASF, avec les différents acteurs concernés en 1990, par la lecture des articles de presse et la collecte des dépêches AFP, nous en avions fourni les documents au parquet lors du dépôt de plainte en 2009. L’instruction n’apporte, sur ces points, rien de plus que ce que nous savions, si ce n’est le nom de l’officier en charge de la sécurité à Aweil.

Nous ne comprenions pas encore, lors du dépôt de plainte en 2009, le fond de l’affaire. La compréhension ne viendra que plus tard, en 2014 après mes échanges de courriers avec Bernard Cazeneuve et Christiane Taubira en octobre et novembre. Nous avions rencontré Christopher Carr six mois auparavant. Il venait de finir l’écriture de son livre, Pouvoir, Peur et Peuplades, décrivant tout son parcours jusqu’à l’attentat.

Le procureur nous informe par ce réquisitoire que l’Etat français ne souhaite poursuivre ni l’officier en charge de la sécurité à Aweil ni Omar el Bechir qui rappelons le est toujours visé par un mandat d’arrêt international. En suivant le réquisitoire du procureur, le juge d’instruction poserait un problème. Notamment vis-à-vis de nos partenaires européens et internationaux en mettant en défaut la justice française. La non poursuite de l’officier en charge de la sécurité à Aweil et d’Omar el Bechir par la justice française poserait la question : qu’a donc la France à préserver dans cette affaire ? Cette seule observation justifie un débat public contradictoire mettant en cause les personnes se rendant coupable d’entraver la justice. Le juge ne pourra pas suivre le réquisitoire du procureur.

Lorsque j’ai commencé à comprendre, j’ai entrepris l’écriture de mon parcours. J’ai retranscrit dans mon livre Malim Une histoire française, paru en 2022, comment ma famille et moi-même avons récolté les informations auprès des témoins de l’attentat, comment nous nous sommes procuré le rapport de monsieur Gréard, les dépêches de l’AFP, les arguments de Khartoum et du SPLA. J’ai repris le parcours de Christopher Carr dans mon livre, les lettres de mon frère, puis, après l’attentat, les appels et courriers à MSF.

Brigitte Vasset, qui était en charge à Paris des missions soudanaises de MSF nous disait, en 1990, qu’ « une enquête avait été demandée ». J’ai suivi cette soi-disant demande d’enquête, sa mise en place qui ne se faisait pas, pour constater qu’elle n’aura jamais lieu, jusqu’à ma compréhension de cette affaire en décembre 2014 et l’écriture de mon livre.

J’ai retranscrit les appels téléphoniques, que j’enregistrais afin de prendre des notes, avec le Quai d’Orsay. Mes correspondants à l’époque étaient mademoiselle Marie-France Pagnier, déléguée dans la fonction de sous-directeur à la Direction de l’Afrique centrale et orientale ainsi que monsieur Jean-Christophe Belliard, de la même Direction.

Mes correspondants m’indiquaient le 31 janvier 1990, un mois après l’attentat, que Marcel Laugel, ambassadeur de France à Khartoum, était en France et avait évoqué l’attentat la veille à la conférence des ambassadeurs. J’eus une conversation avec lui. Marcel Laugel était un fervent partisan d’une enquête internationale sous l’égide de l’OACI, l’Organisation de l’aviation civile internationale. C’était pour nous un premier pas vers une enquête judiciaire en France. J’ai apporté tout le soutien que j’ai pu à cette enquête tant attendue de l’OACI. J’ai appelé les bureaux à Montréal. J’ai ensuite confronté les informations de mon nouveau correspondant du Quai d’Orsay à la Direction des Nations Unies, Philippe Delacroix avec ce que l’on me disait à la Direction de l’Afrique centrale et orientale.

J’ai retranscrit tous les efforts de ma famille pour que les coupables de cet acte inqualifiable soient poursuivis et que la justice soit rendue. Il fallait soutenir l’initiative de Laugel. J’ai retranscrit les requêtes, les demandes de soutien auprès de Bernard Kouchner puis l’audience à l’Elysée du 17 juillet 1990. La présidence de la République se dit impuissante. La conversation que j’ai eue avec mademoiselle Pagnier le 18 juillet 1990 se trouve dans Malim Une histoire française p. 653 à 661. Elle était présente à l’audience à l’Elysée de la veille.

J’ai retranscrit dans mon livre les éléments de ma réflexion, mon parcours et les événements qui m’ont conduit à accompagner ma nièce, Mary, la fille de mon frère dans les locaux de MSF le 31 août 2007. Elle ne savait pas qu’une plaque gravée au nom des quatre assassinés, dont son père, était posée sur les murs de la grande salle de réunion de MSF. Nous avons été reçus ce jour-là par Brigitte Vasset, avec qui je n’avais pas eu de contacts depuis près de vingt ans, et Françoise Bouchet-Saulnier. La guerre du Sud avait pris fin deux ans plus tôt et le Soudan était dans une période de transition qui le conduira au référendum de 2011. Brigitte Vasset nous dit que MSF était retourné au Soudan et que des MSF auraient rencontré un ancien colonel du SPLA. Elle me tait son nom. « Beaucoup de choses se sont passées dans cette guerre » aurait-il dit. Et le colonel d’évoquer la possibilité que le SPLA ait abattu l’avion. Elle précise ensuite « On ne vous empêchera pas de porter plainte, mais nous ce n’est pas notre vocation ».

Cette phrase de Brigitte Vasset et l’apparition, au sein de MSF, d’une thèse selon laquelle le tir qui a abattu l’avion viendrait du SPLA déclenchèrent le dépôt de plainte.

La convocation à parties civiles du 6 mars 2015 évoquée par le procureur dans son réquisitoire est décrite dans mon livre Malim Une histoire française aux pages 768, 769 et 770. Le juge nous a restitué l’état du dossier à cette date et nous savions qu’il était au début de son travail. Il venait d’auditionner Éric Jaroszewicz.

J’avais fait parvenir au juge les courriers que j’avais échangés six mois plus tôt avec monsieur Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur du gouvernement Valls et madame Christiane Taubira, ministre de la Justice de ce même gouvernement et dans lesquels on pouvait lire ce qui m’apparaissait comme un doute sur l’origine du tir. Lors de la convocation à parties civiles du 6 mars 2015, il était clair que le juge Tessier, en charge de l’attentat au Parquet à l’époque, était à la recherche de l’origine des incohérences du dossier que j’avais moi-même soulignées.

Lors de cette convocation à parties civiles du 6 mars 2015 j’évoquai la phrase de Brigitte Vasset de 2007, « On ne vous empêchera pas de porter plainte mais nous, ce n’est pas notre vocation ». La réaction de monsieur Teissier fut immédiate, il me fit déposer tout de suite. Cette déposition n’est pas évoquée dans le réquisitoire du procureur. Pourquoi ? J’évoquai ensuite les conversations téléphoniques que j’enregistrais avec mes interlocuteurs en 1990. Je lui transmis la conversation que j’eus avec mademoiselle Pagnier le 18 juillet 1990 que j’avais gravée sur CD, avec sa retranscription écrite. J’étais alors au début de l’écriture de mon livre Malim Une histoire française. Cette conversation n’est pas évoquée dans le réquisitoire du procureur. Pourquoi ? Monsieur Teissier disait être en pourparlers avec le Quai d’Orsay en vue d’une audition prochaine de Marcel Laugel. Celle-ci n’est pas évoquée dans le réquisitoire du procureur. Pourquoi ? L’ambassadeur a-t-il évoqué, lors de son audition, sa mission de coordonnateur des missions humanitaires onusiennes au Kurdistan irakien de deux mois à compter du 19 avril 1991 alors qu’il devait être à Khartoum mais n’a pas rejoint son poste en septembre 1990 ? La déposition de Marcel Laugel doit être rendue publique.

Le réquisitoire du procureur retient de cette convocation à parties civiles du 6 mars 2015 le témoignage de ma sœur Nicole qui indiquait que son frère connaissait les risques sécuritaires en s’engageant auprès de MSF. Jean-Paul disait également que les conventions internationales protégeaient les humanitaires.

Le procureur veut-il dire que la connaissance des risques que prennent les volontaires en s’engageant dans les organisations humanitaires décharge la France des poursuites contre leurs assassins ? Veut-il dire que la France n’avait, n’a et n’aura jamais l’intention de respecter les conventions internationales ? Veut-il dire que l’Etat français n’avait, n’a et n’aura jamais l’intention de protéger ses ressortissants volontaires de l’action humanitaire ? Que dire alors du service civique humanitaire ? La réponse à ces questions ne saurait se satisfaire d’un non-lieu et les personnes, en France, coupables d’avoir entravé l’action de la justice, réinterprété les événements et diffusé des contre-vérités pour protéger les desseins français en Afrique devront être jugés. Le juge ne pourra suivre ce réquisitoire.

J’ai commencé à comprendre les enjeux de cette affaire en 2014 et entrepris de retranscrire l’ensemble de mes conversations téléphoniques, de les recontextualiser avec mes documents écrits, ceux de mes parents, mes notes, celles de mes parents, les lettres de mon frère. J’ai inscrit ces éléments dans la chronologie des événements concernant le Tchad, la Libye, le Soudan et la France. C’est tout l’objet de mon livre Malim Une histoire française.

Qu’a fait le juge d’instruction pendant les dix années qui ont suivi 2015 et la convocation à parties civiles ? Et qu’en est-il des autres pièces du dossier fournies à l’instruction ? Le juge a-t-il auditionné Bernard Kouchner ? Nos sollicitations, la mienne et celle de mes parents, du secrétaire d’Etat à l’action humanitaire en 1989 sont sur mon site et dans mon livre. Malim Une histoire française a été transmis à l’instruction en 2023 par notre avocat. Les télégrammes de Laugel au Quai d’Orsay sont rapportés dans mes conversations téléphoniques. Ont-ils été demandés au MAE ? Ont-ils été retrouvés dans les archives ? Les informations présentes dans ces conversations ont-elles été recoupées ? Madame Pagnier, monsieur Delacroix, monsieur Belliard ont-ils été auditionnés ? J’ai également fait parvenir mon livre à MSF leur demandant une communication coordonnée pour sa diffusion. La réponse de Assia Shihab, responsable relation presse à MSF, vient contredire la déposition de Françoise Bouchet-Saulnier, venant ajouter une incohérence de plus dans le dossier. L’échange de mails a été communiqué à l’instruction par notre avocat en 2023. Madame Shihab a-t-elle été auditionnée ?

Toutes ces questions doivent avoir des réponses.

Le réquisitoire du procureur renvoie dos à dos l’armée de Khartoum et le SPLA tentant de se retrancher derrière cette guerre civile soudanaise pour ne pas aborder le fond de l’affaire. Cette vision de la société soudanaise nous avait été opposée en 1990. Elle n’a plus lieu d’être en 2025. Nous ne pouvons plus, aujourd’hui, faire abstraction de tout ce que nous savons des enjeux français de 1989 au Soudan. L’opposition politico-militaire à Habré avait ses bases arrière au Darfour depuis l’action du 1er avril d’Idriss Deby et celui-ci prendra le pouvoir à N’Djamena en décembre 1990 à partir de la province soudanaise.

Le clivage de la vie politique à Khartoum en 1989 s’articulait autour d’un axe opposant les partisans d’une solution politique au Sud et ceux d’une préservation des intérêts français au Darfour. Les premiers, sous l’impulsion du Democratic Unionist Party de El Mirghani membre de la coalition gouvernementale, avaient négocié le 16 novembre 1988 un accord de pré négociation de paix avec John Garang et le SPLA. Cet accord avait été contesté par les seconds, islamistes de Hassan el Tourabi en tête. Les premiers avaient quitté le gouvernement le 31 décembre 1988, laissant Sadek el Mahdi reformer une coalition avec les seconds. Le parrainage des missions humanitaire par l’ONU, l’Operation Lifeline Sudan et l’ultimatum des militaires proches des premiers, le 20 février 1989, avaient poussé les seconds à quitter la coalition gouvernementale. Les premiers étaient revenus et un nouveau gouvernement fut formé le 27 mars 1989 dont le programme s’établit sur la base de l’accord du 16 novembre. Ce programme de gouvernement fut mis en échec le 30 juin par les seconds à la tête desquels se trouvait le commandant militaire du Sud-Kordofan de l’époque, Omar el Bechir.

Cette histoire est bien connue aujourd’hui et l’on ne peut ignorer ses implications dans les affaires franco-libyo-tchadiennes. Elle permet d’expliquer les causes politiques de l’attentat du DC10, survenu trois mois avant celui contre l’avion de MSF, et les incohérences du dossier de l’attentat d’Aweil.

Au moment où la justice éprouve le besoin de restaurer la confiance du peuple français envers l’Etat, où le rapport Duclert sur le rôle qu’a joué l’Opération humanitaire française Turquoise au Rwanda est sur le bureau du président français, où le PNF requiert sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy dans un procès au cœur duquel se trouve l’attentat du DC10, le juge d’instruction en charge de l’affaire aujourd’hui ne peut écarter un débat contradictoire national visant les auteurs des incohérences du dossier et à examiner le rôle qu’ont joué Bernard Kouchner, Roland Dumas et François Mitterrand dans la réinterprétation de l’attentat d’Aweil.

L’ensemble de ces éléments nécessite le renvoi de l’affaire vers une juridiction de jugement et la mise en cause des auteurs du crime, des commanditaires et de toute personne ayant réinterprété l’attentat et entravé le cours de la justice.